Tags

leopard cinema film affiche cinema imprimé leopard femme fatale le féline male gaze tarzan impossible monsieur bébé symbole fourrure international leopard day Cary Grant printemps analyse pouvoir regard saisons decoration affiche de cinéma poster de cinéma poster films decoration murale affiche cinéma intérieur decoration papier cinéma hiver affiches grand format films culte vintage decoration vintage retro affiche salon hiver pop culture Tchéky karyo hommage acteur francais engagé affiche de cinema cinema francais visage du cinama loulou affiche acteur culte film policier besson comédien francais portrait d'acteur claudia cardinal cinema italien muse cinema européen actrice italienne filmographie claudia cardinale lyon affiche lyon cinema le guépard affiche rocco et ses frères affiche huit et demi Fellini affiche il était une fois dans l'ouest rocky horror picture show film culte cinema queer midnight movie 50 ans rocky horror culture LGBTQIA+ drag cinema participatif tim curry susan sarandon Barry bostwick richard o'brien Patricia quinn 50 ans rocky horror picture show blog de cinéma article de blog comedie muscale science fiction cinéma queer cinema lgbtqia+ film de minuit analyse cinema cinema alternatif culture queer humour camp underground rocky horror affiches comedie musicale années 70 Cattet Forzani cinema experimental cinema de genre cinema d'auteur giallo belge frissons esthétique surrealiste baroque thriller Cedric klapisch klapisch soft living art de vivre douceur de vivre adult core nouvelle vague affiche godard Linklater jean luc godard Cannes 2025 Robert De Niro Festival de Cannes Palme d’or 2025 Films en compétition Cannes Palmarès Festival de Cannes Juliette Binoche Cannes Polémiques Cannes 2025 Projets secrets cinéma Cinéma d’auteur Rumeurs Croisette Réalisateurs Cannes festival de cannes juliette binoche mylène farmer cinéma français affiche cannes palme d’honneur david lynch croisette 2025 Pâques Alice Merveilles Lapin Donnie Darko Le chocolat Johnny Depp Juliette Binoche LOULOU Louise Brooks Bois-Moi Belmondo Marceau Tim Burton Pierre Lapin Lapin de Paques Oeufs de Paques Cloches de Paques poster de cinema sakura fleur de cerisier fleurs de cerisier cherry blossom japon japonais pellicule affiche de film poster de film cinema japonais film japonais blog cinéma affiches de films concours noêl cadeau de noêl zombies films de zombies Films Nicolas Cage mash-up Barbie Openheimer Barbenheimer série de films licence hellraiser séries de fims licence de films halloween Michael Myers Jamie Lee Curtis séries de films saga vendredi 13 freddy krueger affiche de films prix des affiches affiches rares affiches anciennes affiche la plus cher remake reboot licence cinématographique industrie du cinéma licence remakes remake de films license remake de film serie de films iindustrie du cinéma landi michel landi duel hurlement jamais plus jamais musée du cinéma drew struzan exposition vieux lyon Hellboy comics adaptation bandes dessinées affiches de film guillermo del toro affiches originales original movie poster affiches de cinéma amour films romantiques comédie romantique rom com saint valentin little big men blade runner dune interstellar serie tv les affiches de films format des affiches de cinéma

Articles récents

(Re)Make my day, Punk ! (4)

visibility852 Vues list Dans: Le Cinéma

IV – Reboot et licences

Bon, on en a vu pas mal déjà. Mais que se passe-t-il quand on met tout ça bout à bout ? Si on essaye un crossover (c’est bien la mode), si on essaye de faire une suite qui soit également une ré-adaptation et un remake ?

Ça fait un Reboot (tin tin tin) !

Un reboot, c’est une suite du point de vue de la série (un Batman de plus…), mais, qui du point de vue scénaristique est un nouveau 1 (qui va donc ignorer les précédents et établir sa propre version de l’histoire) ; ce 1 n’est pas nécessairement un remake du premier 1 (mais peut l’être), et souvent, c’est une ré-adaptation (comme nous allons le voir plus loin).

Pour parler du reboot, il faut parler de la licence, les deux étant étroitement liés. Une Licence, c’est un ensemble de propriétés intellectuelles, qui appartiennent à la même personne morale (généralement une société de production), et dont on essaye de tirer le plus de fric possible. Vous avez remarqué que dès qu’un Star Wars sort, il y a du Star Wars partout, jusque dans les pubs de bagnole ou dans les paquets de Vache qui rit ? c’est l’effet licence. Vous avez remarqué que, dans chaque film Marvel, il y a au moins trois scènes incompréhensibles si on n’a pas vu tout le reste ? l’effet licence. Vous avez déjà été témoins de ces discussions stériles sur le canon de Star Trek et si c’est Picard ou Janeway le meilleur capitaine ? l’effet licence.

La licence, d’un point de vue commercial, c’est une façon de bouffer à tous les râteliers : si votre licence est connue planétairement (disons au hasard, Star Wars, ou la Reine des neiges), vous allez pouvoir l’exploiter de toutes les façons possibles et imaginables : poster, dvd, séries dérivées, figurines, mais aussi matériel scolaire, vêtements, sous-vêtements et accessoires, jeux vidéos, de société, ou de rôle, romans, bédés, bref, tout ce qui vous passe par la tête.

Le point de départ d’une licence peut être n’importe quoi, un film (Star wars), un livre (le Seigneur des anneaux, ou Moomins), une bédé (n’importe quel film Marvel), un jeu video (soyons français, Dofus, mais aussi Tomb raider) ou même un jouet (Musclor) ou un design (Hello Kitty, Betty Boop). Les licences se taillent la part belle du marché (de tous les marchés), et chacun espère voir un jour son petit film, son petit personnage, engendrer une fructueuse licence.

Le problème, avec les licences, quand elles commencent à durer un peu, c’est qu’il devient difficile de prendre le train en marche. Voir les séries Star Wars sans connaître les films, ça relève de la traduction de manuscrits médiévaux (pourquoi la musique s’énerve, c’est qui ce barbu ?), et Avengers 4 sans les 393 films précédents a à peu près autant de charme et de sens qu’un dessin d’enfant (genre 4 ou 5 ans). Et imaginez ceux qui doivent travailler dessus, la gueule de la Bible ! En plus, une licence, si elle ne veut pas s’éteindre, doit coller à l’air du temps et rester à la mode, ce qui peut poser des soucis avec les très anciennes (voyez les actuelles convulsions de star trek et de Star wars). Et me lancez pas sur le public qui s’imagine avoir des droits sur le truc du fait qu’il a tout vu, je deviendrais meuchant.

Du coup, des fois, le plus simple, c’est de tout effacer, et de repartir à zéro. D’où le reboot. On différencie le soft reboot (univers parallèle, voyage dans le temps, tout est pareil mais différent) et le hard reboot (Nolan arrive, et fait ce qu’il veut). Cette méthode présente le double avantage de faire un « nouveau point de départ » pour attirer un nouveau public, et de pouvoir refaire la même chose sans que personne ne s’en plaigne (enfin jusqu’à un certain point) au goût du jour, sans contorsionner les précédents.

On note diverses utilisations de la chose : Godzilla, par exemple sautille joyeusement entre les deux, reprend les anciennes séries le temps d’un épisode, fait des one-shots sans se soucier du reste ; à l’inverse, Evangelion n’a, contrairement à ce que croient certains, connu aucun reboot, seulement des suites (même s’il y a un genre de soft reboot au milieu) ; Spider-man, après deux hard reboots (Sam Raimi, puis Mark Webb, puis John Watt) nous explique dans le dernier que en fait, c’est des univers parallèles ; Et puis il y a Batman : Deux de Burton, puis [suite] deux de Schumacher, [hard reboot] trois de Nolan, [Hard reboot] deux de Snyder, mais en même temps [hard reboot] un de Matt Reeves, avec une suite prévue, et [hard reboot] un nouveau DCU, où il y aura surement encore un autre Batman, et on va pas se lancer dans les séries (spoiler : chacune est son propre hard reboot).

Rien de nouveau sous le soleil, ça fait 70 ans que les comics américains pratiquent la chose. Et Star Wars le fait depuis très longtemps aussi (suffit d’avoir lu quelques romans pour s’en rendre compte, la plupart ne collent pas du tout entre eux). La principale différence, c’est la densité : Une fois, en genre 2014, j’ai lu tout Spider-man (de 63 à 2014, donc ; ouais, je fais des trucs cons des fois) ; j’ai compté 4 soft reboot (en 51 ans, donc) espacés de plusieurs centaines de numéros les uns des autres. La série de films Batman en est à son quatrième reboot en 18 ans, espacés de genre 3 films chacun. Même si le dernier (The Batman de Matt Reeves) est mon deuxième préféré (après le Défi, le deuxième Burton), ça lasse.

Et là, il me faut une conclusion rigolote. Et je sèche. Qu’à cela ne tienne…

Dimanche Lundi Mardi Vendredi Jeudi Vendredi Samedi Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre