(Re)Make my day, Punk ! (2)
II – Remakes
Cette discipline étrange et agaçante qui consiste à refaire un film. Pourquoi refaire un film qui existe déjà ? Enlevons l’hippopotame du milieu du couloir (C’est un vrai Zoo cet article…): c’est une décision de producteur, ou plus précisément de détenteurs des droits ; si on a fait du pognon la première fois, logiquement, on en fera la deuxième. C’est avant tout l’occasion de s’octroyer une part du gâteau (ou une deuxième part, souvent).
Ensuite, il y a le problème des droits : Pourquoi Disney refait tous ses vieux dessins animés en live ? Pour prolonger des droits qui arrivent à terme. On ne voudrait quand même pas que nos affaires tombent dans le domaine public, si ?
Après, il y a le souci de mise à jour ; que ce soit idéologiquement ou esthétiquement, les films vieillissent, comme les acteurs ; Certains avec grâce, comme Sigourney Weaver, Mamy Lee Curtis ou Hugh Laurie, et d’autres moins, Lara Flynn Boyle, Sylvester Stallone, Mickey Rourke, c’est de vous que je parle !
Tout le monde n’a pas la même définition d’un film qui a mal vieilli ; pèle mêle, Robocop (trop gore, animations image par image), Le Jour ou la Terre s’arrêta (la vision des intelligences supérieures extraterrestres a pas mal changé depuis), 100 dollars pour un sheriff et 3h10 pour Yuma (le cow boy est devenu crasseux, et l’humour est mort, probablement pendu), Vampire vous avez dit vampire (Fright Night, avec un beau gosse dans les critères du moment, pas ceux d’il y a 40 ans), Total recall (qui voudrait qu’on le considère comme un ré-adaptation, mais n’est qu’un remake qui reprend certain trucs du roman laissés tombés dans le premier), La Machine à voyager dans le Temps (pareil, on reprend des trucs du bouquin qui avaient été enlevés dans le film et même des trucs qui avaient été enlevés…du bouquin !!), parmi tant d’autres.
Mention spéciale pour les comédies musicales ; Footloose, Fame, Dirty Dancing, autant d’occasions de ré-enregistrer tous les tubes des années 70-80 sans le synthé et la boite à rythme, et de les revendre par la même occasion…
Et dans la même idée, ça donne parfois des choses très différentes, quand on ne reprend que le concept :Jumanji devient un énième film de jungle avec le Rock.
Également représenté, la géolocalisation, grande spécialité américaine ; on considère qu’un film étranger est trop typique de sa culture d’origine pour être apprécié par le public américain, du coup on en refait un avec des acteurs américains, des concepts américains (et des fois on passe à côté du film, mais bon, on s’en fout, personne n’ira voir l’autre…) ; On parle ici de Old boy, Ju-on (the Grudge), Ring (le cercle), Dark waters, mais aussi – Parce que ça ne concerne pas que l’Asie- Morse (let me in), 9 mois (9 mois aussi), trois hommes et un couffin (trois hommes et un bébé) et tant d’autres.
Et puis il y a ces mystères : La Malédiction, Amityville, refaits à l’identique, plan par plan, absolument identiques, avec d’autres acteurs. Là, je sèche.