L’Enfer, c’est les autres… films de la série (partie 1)
Une série de film, quoi de plus simple ? Plusieurs films qui se suivent, non ? et ben pas toujours ! Explorons ensemble cette discipline étrange et contournée qu’est la série de film au travers de certains exemple extraits de mon créneau principal : l’horreur (et les monstres).
Une série classique : Vendredi 13
Le gros connard avec un masque de hockey et une machette ? Jason, le petit propriétaire américain qui chasse sans ménagement les gamins qui viennent baiser sur son terrain ! On est dans quelque chose de plus simple. Il y en a quand même 12, mais principalement ça se suit, sauf les derniers.
Vendredi 13 (1980) : le premier, l’unique, le vrai, sauf que… Jason n’est pas dedans ! enfin, un plan tout à la fin, et il est encore gamin. Et couvert de vase. Bref, un enfant est mort noyé et le camp de vacances a fermé ; de nouveaux animateurs adolescents arrivent pour préparer la réouverture, et se font tous massacrer un par un par un mystérieux assassin. La môman du gamin mort (jason donc) se venge en tuant tous les jeunes qui baisent dans le camp, parce que pendant que le petit se noyait, les monos qui devaient surveiller la baignade étaient en train de baiser… Classique. La slasheuse est donc Pamela Voorhees, la mère de Jason, qui est donc mort. Note en passant, la série n’était tellement pas prévue, que dans la VF, le môme s’appelle Jake…
Vendredi 13 2 : le tueur du vendredi (1981), Vendredi 13 3 : Meurtre en 3D (1982), et Vendredi 13 4 : chapitre final (1984) : Donc, en fait Jason n’était pas mort du tout, et vivait comme un sauvage au bord du lac depuis toutes ces années. Il récupère la tête de sa maman et se fait un autel pour la poser dessus, puis se met au travail ; il trouve son masque de hockey, massacre joyeusement, se fait mettre à l’amende, revient, massacre encore, se fait mettre à l’amende, revient, massacre toujours, et puis se fait tuer à coup de machette par Tommy, 10 ans, qui a réussi à le déconcentrer en se faisant sa tête à grands coups de tondeuse. Voilà, la série est finie.
Vendredi 13 5 : Une nouvelle terreur (1985) : le film se passe 10 ans après le précédent, et tommy ne va pas bien. Il est envoyé dans un camp de jeunes à problème, et… Jason revient tous les tuer ! Mais en fait c’est pas lui.
Vendredi 13 6 : Jason le mort vivant (1986), Vendredi 13 7 : un nouveau défi (1988), et Vendredi 13 8 : l’ultime retour (1989) : Tommy va se passer les nerfs sur la tombe de Jason, et le ressuscite par accident, puis l’enchaine au fond du lac. Le slasheur est libéré (toujours par accident) par une gamine dotée de pouvoirs psychiques (si si) qui essaye de ramener son père à la vie. Puis il s’incruste sur un bateau de croisière qui le conduit à manhattan, où il est finalement fondu dans des déchets toxiques. Ah oui, bien sûr, il tue plein de gens en route. La fin du 8 est étrange, et semble indiquer qu’il y avait une idée pour une suite (pas le genre de fin que tu laisse aux copains, quoi), mais…
Jason va en enfer (1993) : …New line cinema rachète la série et décide qu’en fait, Jason n’a pas fondu ! et qu’il revient ! et qu’il a une sœur ! et qu’elle l’envoie en enfer (littéralement) ! Et puis c’est tout ! mais en fait, le dernier plan tease un crossover avec freddy ! mais bon, on verra, hein !
Jason X (2001) : On ignore le 8 et le 9 (genre) et on congèle Jason pendant genre un siècle. Des étudiant venus étudier (duh !) la terre maintenant dévastée et inhabitable le trouve et l’amènent dans leur vaisseau spatiale et… Bon, vous avez compris ? Jason dans l’espace ! Fuck yeah !
Freddy Vs Jason (2003) : 10 ans après le tease du 9 ! et on se paye le luxe d’ignorer le 8, le 9, et le 10 (et freddy 6 et 7, voir plus bas)! Freddy en se faisant passer pour la maman de Jason, l’envoie tuer les vilains ados baiseurs de Helm street, mais fini par se rendre compte que deux slasher pour une seule rue, ça fait beaucoup ; une heure de slasher à peu près normal, et une heure de nos deux monstres immortels qui se mettent sur la gueule. Bonheur. Fin ouverte qui laisse la possibilité d’un deux, mais en fait non.
Vendredi 13 (2009) : et le voilà, le reboot ! En gros, on résume les 4 premiers, en abrégeant. Et du coup on va pouvoir faire des nouvelles suites ! mais en fait non.
Et voilà, Jason est dans les limbes depuis bientôt 15 ans, mais qui sait quand d’autres ados crétins et obsédés décideront d’aller s’envoyer en l’air sur les rives de crystal lake ? On annonce une série « Crystal lake » pour 2023… non pardon, 2024… non, pardon…
Une autre série classique : Freddy
Freddy, le tueur d’enfants qui a passé un deal avec les démons du cauchemard pour être immortel ! Freddy, avec ses griffes, son pull rouge et vert et son chapeau dégueux ! Freddy, ses blagues gores et son…franc parler ? Il y a 9 films, ce qui en fait une série courte (sic !) d’autant que deux d’entre eux sont hors continuité.
Freddy, les griffes de la nuit (Nightmare on Helm street, 1984) : Wes Craven et ses gros sabots ! Tueur d’enfants victime de la vindicte populaire, Freddy revient dans les cauchemars des adolescents de sa rue pour les tuer sauvagement, et se venger de leurs parents, qui l’ont tué, lui. Contrairement à la plupart de ses homologues slasheurs, Freddy est bavard, (il ne dit que des obscénités), et il a l’air de bien s’amuser dans son créneau grand guignol.
La revanche de freddy (1985), Les griffes du cauchemar (Dream warriors, 1987), Le cauchemar de Freddy (Dream master, 1988), l’enfant du cauchemar (Dream child, 1989), La fin de Freddy : l’ultime cauchemar (Freddy’s dead : the final nightmare, 1991) ; La série suit une structure basique ; les épisodes se suivent plus ou moins, apportent plus ou moins un nouvel élément au mythe, en changeant de héros et de réalisateur à chaque épisode. Le 6 se veut final (de Freddy et de la série), mais…
Freddy sort de la nuit (Wes Craven’s New nightmare, 1994) … Wes Craven revient avec cette petite fantasy abîmatoire : on tourne un nouveau Freddy, mais les acteurs commencent à être hantés par Freddy (le vrai), et Wes Craven leur explique qu’à force de diluer l’histoire qui l’emprisonnait en faisant des suites merdiques, on a fini par libérer Freddy. Genre. Je me la pète pas du tout. J’adore Wes Craven.
Freddy Vs Jason (2003) : j’en ai déjà parlé plus haut.
Freddy, les griffes de la nuit (2010) : Bon, voilà le reboot. Sans Robert Englund. Sans Wes Craven. Sans suite. Sans moi.