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A propos de mes meubles…

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Je ne pense pas que ça n’arrive qu’à moi : on a tous un moment où on se prend pour un directeur de casting ; moi, j’aurais plutôt vu Untel, j’aurais préféré Machin dans le rôle, oh là, il aurait fallu Schmoe pour porter le rôle comme il faut !

Et bien croyez-moi si vous voulez, mais je n’ai jamais pensé, dans ces circonstances : « là, il aurait fallu Nicolas Cage ».

Bon, les trois du fond qui rigolent d’avance parce que je vais bâcher Ghost Rider, vous sortez. Comprenez-moi bien : Je kiffe Nick Cage. C’est mon Brando, mon Pacino. On a tous un hobby que personne ne comprend, et ben moi, c’est Mickey Rourke, Nick Cage et Val Kilmer. C’est tout.

Pourquoi je pars sur Nick comme ça sans prévenir ? et ben parce que j’ai encore, hier, trébuché sur un « article » qui démontrait à quel point il était mauvais, et que c’est pour ça qu’on l’aime. Et ça m’a saoulé. J’aime Cage pour des tas de raisons, et j’ai horreur qu’on parle à ma place. Donc :

1- J’aime son éthique professionnelle : Il ne démoli pas un film dans lequel il est, même 25 ans plus tard, et même si c’est la pire merde de l’histoire du cinéma ; il est conscient qu’il a fait des merdes, et il assume ; il dit dans la dernière interview que j’ai vu de lui qu’il fait toujours du mieux qu’il peut, quel que soit le film, et il suffit de voir les ailes de l’enfer pour en être persuadé.

2- Il est discret : ça n’a rien à voir avec son travail, mais avec son statut de « star » : je ne sais ni la couleur de son calebar, ni le prénom de sa grand-mère, et ça me va très bien.

3- Il a une filmo… Impressionnante (116 items sur Imdb), étalée sur 42 ans (premier crédit en 1981, tout de même) ; et parmi les plus variées qui m’aient été donné de voir : Films d’action (et ben les ailes, justement, mais aussi 60 secondes chrono), d’aventure (benjamin gates), jeunesse (l’apprenti sorcier), catastrophe (Prémonitions), super héros (ghost rider), en costume (le dernier templier), de guerre (windtalkers), science-Fiction (la couleur tombée du ciel), romantique (la cité des anges), horreur (the wicker man), dessins animés (astroboy), polar (snake eyes), crépusculaire (8mm), polar comédie (les associés), chiant (adaptation), biopic (lord of war), épouvante (pay the ghost), comédie gore (Renfield, Mom and dad), WTF (Prisoners of the ghostland), abîme (un talent en or massif) ; J’ai oublié quelque chose ?

4- Il est constant : Quand on voit un film avec Cage, on sait pour quoi on s’embarque ; on aime ou on n’aime pas, mais contrairement à pas mal de ses confrères, on n’est jamais déçu. C’est vrai aussi qu’il est un peu enfermé : on le caste pour faire du Nick Cage…

5- Il a des moments improbables ; Volte-face : Cage qui joue Travolta jouant Cage ; le plan séquence d’ouverture de Snake eyes ; l’explosion testiculaire dans Prisoners of the Ghostland ; et ceux qui n’ont pas vu Sailor et Lula en VO ratent quelque chose. Et avec l’âge, il devient presque japonais, statuaire…

6- Il est la seule qualité de pas mal de ses films ; parce qu’entendons-nous bien, une bonne moitié, si pas plus de sa filmo est composée de films de merde, ça, c’est clair ; mais même dans son pire (à mon sens, ça se dispute entre Pay the ghost et Windtalkers), il reste Nick Cage. Si on aime, c’est une qualité. Et mon dieu, le générique de fin de Renfield (qui n’a par ailleurs pas beaucoup de qualités en dehors de son aspect feu d’artifice) ! comme j’aurais aimé que ce film soit autre chose… enfin passons.

7- Enfin, et celle-là est un peu… bref, sa carrière a le même âge que moi ; je l’ai toujours vu, c’est un des premiers acteurs américains dont j’ai retenu le nom, avec Harrison Ford, et… genre c’est un de mes vieux doudous quoi. Et je ne pense pas être le seul dans ce cas, entre les même et Dead by daylight, son visage devient même un élément de design…

On peut dire tout ce qu’on veut sur Cage, qu’il joue toujours pareil, qu’il est mauvais, que ses films sont nuls, et d’une certaine façon (à l’emporte-pièce, quoi) tout cela est parfaitement vrai. Mais ce qui est important, ce qui est fondamental, c’est que c’est un mec qui bosse, c’est pas un artiste incompris ou une star évaporée, c’est un artisan. Et ça, c’est une valeur qui se perd.

Et si je n’ai jamais pensé « tiens, là, il aurait fallu Nick Cage », c’est parce que je l’ai déjà probablement déjà vu jouer ça, et que j’ai été satisfait.

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